Archives pour la catégorie Riddim Of The Week

Answer Riddim – ROTW #0005

Pour ce cinquième épisode de Riddim Of The Week, je vous propose d’explorer le « Answer Riddim » . De l’édition originale à nos jours, petit tour d’horizon de quelques-unes des meilleures versions de ce riddim classique !

* Cet article est une retranscription de l’émission quotidienne Riddim Of The Week.

SLIM SMITH & THE UNIQUES – I’ll Never Let Go

Slim SMith // Answer RiddimL’histoire commence chez Studio One en 1967. Cette année-là, le jeune Slim Smith est âgé d’à peine dix-neuf ans et possède déjà une solide réputation en Jamaïque. Depuis ses premiers enregistrements au sein de la formation The Techniques, il n’a eu de cesse de prouver son talent avec des titres comme « Little Did You Know ». Après avoir beaucoup chanté pour Duke Reid, Slim Smith se tourne vers son concurrent, le producteur Coxsone Dodd. Avec lui, il enregistre « I Will Never Let Go » mais sous le nom de son nouveau groupe de chanteurs, The Uniques. Preuve du talent de Slim Smith et du groupe d’instrumentalistes Sound Dimensions, les deux titres du 45 tours donneront naissance à des riddims classiques. En face A, « Rougher Yet » gardera ce nom au fil des ans tandis qu’en face B « I’ll Never Let Go », le titre qui nous intéresse, donnera naissance au « Answer Riddim ».

DILLINGER – Answer My Question

Dillinger // Answer riddimSerait-ce le deejay Dillinger qui donne son nom au « Answer riddim » en 1973 avec son titre « Answer My Question » ou plutôt Lone Ranger, quatre ans plus tard avec son titre « The Answer » enregistré pour Coxsonne Dodd ? Quoi qu’il en soit, Dillinger est le premier à utiliser ce riddim initialement produit pour la chanson de Slim Smith en 1967, mais cette fois, c’est une version du producteur Bunny Lee et de son groupe de studio, The Aggrovators. Côté mix c’est l’ingénieur du son le plus recherché de Jamaïque qui est aux manettes : King Tubby ! Le titre sera un succès et donnera son nom à l’un des cinq albums de Dillinger qui sortiront, eux, en 1977.

SUGAR MINOTT – Rydim (aka Feel The Riddim)

Sugar Minott // ANswer riddimEn 1984, la Jamaïque est à un doigt basculer dans l’ère du Digital mais pour le moment l’heure est encore au Rub A Dub. Après Henry « Junjo » Lawes avec son label Voclano et Jah Thomas avec son label Midnight Rock, c’est au tour du producteur George Phang de s’attaquer au « Answer Riddim ». Pour cela, il fait appel au duo rythmique du moment : Sly & Robbie. Les deux musiciens lui concoctent un instrumental sur lequel viendront se poser Frankie Jones, Toyan et surtout Sugar Minott qui enregistre « Feel The Riddim ». Plus tard George Phang produira également d’autres versions de ce riddim pour Super Cat, Charlie Chaplin, Peter & Tonto Metro.

CHARLIE CHAPLIN – Freedom

Charlie Chaplin // Answer riddimUn titre original du deejay Charlie Chaplin. Pourquoi « original » ? Parce que l’entièreté de cet album a été enregistré en live, donc en une seule prise et en public ! C’est le producteur Doctor Dread qui a l’idée de procéder ainsi et le propose à Charlie Chaplin. Le deejay adhère au concept et un soir de janvier 1989, il réunit un groupe d’amis, un (ou deux) pack de bières et la crème des musiciens de l’époque : les Roots Radics. Le point de ralliement est le studio Sound Dynamic, ils y enregistrent huit titres, soit quarante-cinq minutes de musique sans coupures. Le tout est mixé par Steven Stanley et nous donne un témoignage exceptionnel de l’ambiance des soirées jamaïquaines à la fin des années 1980. On y retrouve la qualité d’un enregistrement studio et l’énergie du live. Édité sous le titre « Two Sides Of Charlie Chaplin », c’est un album à acquérir de toute urgence!
Le morceau qui nous intéresse en particulier est bien entendu chanté sur le « Answer riddim ». Les Roots Radics jouent les premières notes de l’instrumental, Charlie chante « Freedom fi de people inna south africa, PULL UP » ! Les Roots Radics relancent le riddim et la foule reprend le refrain en cœur. Charlie Chaplin clôture en beauté ce morceau par une imitation de Gregory Isaacs : jouissif ! Dommage de ne pas avoir la vidéo.

COBRA – Mr. Wicked In Bed

Mad Cobra // Answer riddimEn 1989, un certain Ewart Everton Brown enregistre son premier single « Respect Woman ». Un titre qui annonce déjà l’un de ses thèmes de prédilection : les femmes. L’autre thème étant les « bad man tunes ». Celui qui se fait appeler Cobra ou encore Mad Cobra enregistrera de nombreuses chansons au milieu des années 1990. Il travaille alors avec la plupart des producteurs de l’île et place plusieurs singles dans les charts nationaux et internationaux. Mais voilà, au milieu des années 1990, il y a aussi Shabba Ranks et Buju Banton. Mad Cobra, malgré ses qualités, connaîtra une notoriété moins importante que ces deux derniers. Dans les années 2000, Cobra se fait nettement plus discret. Retour tout de suite sur un big tune du milieu des années 1990 qui revisite le « Answer Riddim » à la sauce dancehall : « Mr. Wicked In Bed ». À l’évocation de ce titre on pense évidemment au morceau de Shabba Ranks dont le contenu poétique n’est autre qu’un sujet récurrent du mouvement dancehall : les exploits virils des deejays au sein de la chambre à coucher.

STEPHEN MARLEY – The Traffic Jam (feat Damian Marley & Buju Banton)

Stephen Marley - Answer riddimEn 2006, c’est avec du beat box que Stephen Marley décide de reprendre le « Answer Riddim ». Pour son titre « Traffic Jam », il convie son frère Damian Marley ainsi que le deejay Buju Banton. Stephen entre le premier sur la version et donne le ton « on est des jeunes du ghetto et on fume beaucoup d’herbe ». – Une misère bien illustrée dans le clip, en partie tourné dans une Rolls Royce affublé d’un drapeau rasta. – Damian lui emboîte le pas à Stephen, puis Buju Banton qui arrive sur ces mots « How do you plead ? Not Guilty!!!! Your honor!!!! I think you and your entire organization is corrupt and filthy ». (Que plaidez-vous? Non coupable votre honneur ! Je pense que vous ainsi que l’entièreté de votre organisation êtes sales et corrompus !). Cinq ans plus tard, Buju plaidera effectivement « non coupable » dans une affaire de trafic de drogue mais sera tout de même condamné à dix ans de prison. Son couplet a par ailleurs été supprimé du clip comme du morceau disponible en téléchargement légal…

MUSIC MACHINE – I Shall Sing

Music Machine - Answer riddimLe collectif Music Machine est né en 2013 de l’association des deux chanteurs : Mr. Samy, Mista Aya et de leurs alter-ego beatmakers : Yanneck et Rémo (Hungry Studio). Ces quatre artistes aux influences variées créent un mélange musical aux sonorités reggae, drum & bass, dubstep et électro. Du son qui tâche ! C’est en 2014 qu’ils sortent leur premier maxi cinq titres sur lequel on retrouve un remix du classique « I Shall Sing » de Marcia Griffiths sur le « Answer Riddim ». Mista Aya y reprend le refrain original tandis que Mr Samy écrit son ode à la musique. Un an plus tard, en 2015, ils sortent les versions remixées par Krak In Dub, Kafra, Electricat, Youthman et David Keta. Les deux maxi sont disponibles en téléchargement gratuit ici.

BONUS TRACKS :

GULLY GAL – Sex For Life

En bonus un titre de la chanteuse français Gully Gal, plus connue sous le nom de Digitalda pour son hit « What A Gwaan » sur le Bellyfull riddim. Elle s’attaque ici à une version du Answer riddim produite par un autre français, Manudigital.

Il existe de très nombreuses autres versions de ce riddim. N’hésitez à partager vos favorites en commentaire 😉

Emission écrite et produite par Buster B
Relecture par Digitalda

Real Rock Riddim – ROTW #0004

Pour ce quatrième épisode de Riddim Of The Week, je vous propose d’explorer le « Real Rock Riddim » . De l’édition originale à nos jours, petit tour d’horizon de quelques-unes des meilleures versions de ce riddim classique !

* Cet article est une retranscription de l’émission quotidienne Riddim Of The Week.

SOUND DIMENSION – Real Rock

Sound Dimension - Real Rock Riddim - Studio OneEnregistré en 1967 chez Studio One par le groupe d’instrumentistes Sound Dimensions et écrit par l’auteur-compositeur Jackie Mittoo, claviériste du groupe. Le « Real Rock » est un riddim classique par excellence, peut-être le plus utilisé de l’histoire avec quelques quatre cent versions différentes. Imaginez un peu, je pourrais vous proposer un an d’émission Riddim Of The Week, seulement sur le thème de cet instrumental sans jouer deux fois la même chose. Du rappeur américain KRS-One au groupe de ska punk 311 en passant par une version nettement plus… originale (certains diront étrange) de la française Billy Ze Kick, tout le monde a repris cette base instrumentale, bien au-delà des frontières du reggae et de la Jamaïque.

WILLIE WILLIAMS – Armagideon Time

Willy Willams - Armagideon Time - real rock riddim - studio oneCoxsone Dodd réutilisera lui-même plusieurs fois cet instrumental. De la chanson « Nice Up The Dance » du duo Michigan & Smiley au titre « Lend Me The Sixteen » de Johnny Osbourne en passant par « Bad Boy Bad Boy » des Silvertones, toutes, sont des classiques de la musique jamaïquaine. Mais celui qui rendra célèbre le Real Rock Riddim c’est Willie Williams. En 1979, il choisit cet instrumental pour enregistrer l’un des titres les plus mémorables de sa carrière : « Armagideon Time » . Le groupe anglais The Clash reprendra cette chanson dans la foulée et plus tard, elle sera remixée de nombreuses fois dans différents genres musicaux comme la drum & bass, la jungle ou le dubstep. Dans ce texte d’inspiration biblique, Willie Williams prie Dieu pour le protéger de l’Armageddon. Dans leur reprise les Clash resteront fidèles au texte d’origine, sauf pour cette phrase qu’ils changeront en « Personne ne peut te protéger de l’Armageddon » .

JUNIOR MURVIN – Cool Out Son

Junior Murvin / Real Rock RiddimEn Jamaïque, lorsqu’un riddim est populaire, les autres producteurs ne tardent pas à le faire réenregistrer pour leur compte. Ainsi, dès 1979, Joe Gibbs fait reprendre le Real Rock Riddim par son groupe de studio The Proffesionals. C’est sur cette version que Dennis Brown chante son célèbre « Fussing And Fighting » tandis que Joe Tex & U Black interprètent « Friday Evening » . Junior Murvin quant à lui y pose son magnifique falsetto sur le titre « Cool Out Son » . Cet appel au calme est sorti en 1979 sur Heavy Dutty, un obscur sous-label  du producteur Joe Gibbs et de son ingénieur du son Errol Thompson. Reprenant le titre de Junior Murvin, Joe Gibbs fait ensuite enregistrer la version deejay par Welton Irie et Prince Weedy avec le titre « Nice Up The Party » . Souvenez-vous que Coxsone, sur ce même riddim, avait enregistré le titre « Nice Up The Session », chanté par Michigan & Smiley ! Une provocation ou un clin d’oeil de Joe Gibbs à Coxsonne Dodd ?

TIPPA IRIE – All The Time The Lyric A Rhyme

Tippa Irie / Real Rock RiddimÀ seulement 17 ans, le jeune chanteur anglais Tippa Irie fait déjà forte impression et enregistre son premier single vinyle pour le producteur Sir Lloyd. Il rejoint ensuite le sound system londonien King Tubby’s Hi Fi qui, en dehors de son nom, n’a aucun lien avec le roi du dub jamaïquain. Quelques années plus tard, c’est au sein de l’écurie du Saxon Sound que Tippa Irie se fera connaître. Un sound system mythique d’où sont issus la plupart des chanteurs anglais : de Maxi Priest à Daddy Colonel ou encore Smiley Culture. En 1984, Tippa Irie signe avec le label Greensleeves et sort le single « Good To Have The Feeling You’re The Best » et sur la face B, on retrouve son titre « All The Time The Lyric A Rhyme » sur une réinterprétation du Real Rock Riddim. Ces deux titres lui procureront une notoriété internationale. Des États-Unis à l’Afrique en passant par la Chine, Tippe Irie s’est depuis produit aux quatre coins du monde !

SUPER CAT – Too Greedy

Super Cat / Real Rock RiddimEn 1994, c’est le deejay Super Cat qui s’attaque au Real Rock Riddim. La production comporte le sample de la version originale et une boîte à rythme en renfort. Après une brève introduction, Super Cat choisit de reprendre la mélodie et le phrasé de Willie Williams pour son premier couplet. Il s’en éloigne ensuite pour interpréter son « fast style » si distinctif. Du côté du texte, Super Cat, alors installé aux États-Unis, décide de parler d’un sujet majeur de l’époque : l’addiction au crack. Car entre 1980 et 1990, le crack déferle sur les États-Unis et la Caraïbe. Il fait un nombre incalculable de victimes partout où il passe, y compris en Jamaïque et parmi les artistes du reggae. Cette vague dévastatrice explique le nombre important de textes traitant de ce sujet entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 1990. Super Cat, lui, clame qu’il préfère fumer « la panacée des nations » et invite les jeunes à « ne rien fumer de blanc » : « Me teach de likkle youth dem nuh fe smoke nothing white » lance-t-il avant de finir en reprenant la mélodie de Willi Williams, comme au départ de sa chanson. Splendide !

RAGGASONIC – Original (feat Desmond)

Raggasonic 1 / real rock riddimEn France, la première moitié des années 1990 correspond probablement à l’âge d’or du raggamuffin et de la création de sound systems français. De Tonton David à Pablo Master en passant par Puppa Leslie, les Saï Saï ou encore Daddy Nuttea, ils sont nombreux à prendre le micro avec talent. Parmi eux, il y a également Daddy Mory et Big Red. Ces deux chanteurs s’associent en 1990 pour former le mythique duo Raggasonic. Cinq ans après la création du groupe, ils sortent leur premier album. Cet album est réalisé par Frenchie, un producteur français qui a fait ses classes comme ingénieur du son pour le label anglais Fashion Records. Frenchie a depuis produit la plupart des artistes jamaïcains, de Anthony B à Capleton mais aussi Mr. Vegas. C’est également à lui que l’on doit le titre du groupe 113 « Tires toi vite », en featuring avec Buju Banton. Sur l’album de Raggasonic, Frenchie décide de s’attaquer aux riddims classiques jamaïquains en les refaisant à sa sauce. Le Fade Away Riddim pour le titre « Les Riches », le Stalag Riddim pour le morceau « Aiguisé Comme Une Lame », le Promised Land Riddim pour la chanson « Bleu blanc rouge », le Waiting in Vain Riddim pour « J’entends Parler » et bien sûr, le Real Rock Riddim pour leur titre « Original ».

ANTHONY CRUZ – No Gun A Dance

Anthony Cruz // Real Rock RiddimBlack Scorpio, Jammy’s, Heartical, Digital B… Rares sont les labels de reggae qui n’ont pas sorti leur version du Real Rock Riddim. Il a donc fallu faire un choix drastique entre le quelques quatre cent versions existantes pour n’en tirer que les sept plus significatives. J’ai choisi de terminer avec un morceau de Anthony Cruz, le neveu du chanteur Garnett Silk. Ce morceau c’est « No Gun A Dance », un véritable appel à la paix et un hommage à de nombreux chanteurs jamaïcains assassinés. Anthony Cruz fait notamment mention de chanteurs Dirtsman, Early B, Tenor Saw et PanHead mais la liste est malheureusement bien plus longue. Son titre a été produit en 2005 par Stone Love, l’un des sound systems et labels les plus importants de la Jamaïque. À eux seuls, ils ont produits une bonne vingtaine de titre sur le Real Rock Riddim avec Anthony B, Bounty Killer, Chuck Fender, Elephant Man et bien d’autres encore.

Emission écrite et produite par Buster B
Relecture par Digitalda

Fade Away Riddim – ROTW #0003

Pour ce troisème épisode de Riddim Of The Week je vous propose d’explorer le Fade Away riddim, plus tard rebaptisé Kuff riddim et Peanie Peanie riddim. De l’original à nos jours, petit tour d’horizon de quelques unes des meilleurs versions de ce riddim classique !

La mise en ligne de podcast est impossible pour cette émission à cause des lois liés à la protection du droit d’auteur. Cet article est donc une retranscription de l’émission quotidienne Riddim Of The Week.

JUNIOR BYLES – Fade Away

junior_byles-fade_away_riddim-well_chargeCe riddim tire son nom du hit « Fade Away » enregistré en 1975 par un chanteur au destin pour le moins tragique : Junior Byles. A priori tout commence bien pour lui. Son père est mécanicien, sa mère institutrice. Lui est sapeur pompier et chante à l’église. Autant dire qu’il a une bien meilleur situation que la plupart des chanteurs de l’époque. Ses premier pas en studio il les fait en 1967 lorsqu’à 19 ans il fonde le trio vocal The Versatiles avec deux amis. Ensemble ils enregistrent un dizaine de singles, la plupart pour Joe Gibbs, puis se séprent. Junior Byles abandonne alors son travail de sapeur pompier, rejoint Lee Perry et commence à enregistrer pour lui en solo. Il est très réputé en Jamaïque et enregistre une trentaine de singles entre 1970 et 1975. Des hits comme « A Place Called Africa » , « Beat Down Babylon » , « Curly Lock » . Tout le destine à une grande carrière internationale mais en 1975, l’année de la sortie de « Fade Away » il tente de se suicider et termine en asile psychiatrique. La version communément admise est qu’il n’a pas supporté le décès de Hailé Sélassié mais sa pathologie semble bien plus grave. Au cour des années qui suivent et il enregistre de façon sporadique entre ses nombreux séjours à l’hôpital psychiatrique. À l’aube des années 80 comme si ça ne suffisait pas, sa maison brûle, sa femme part aux états-unis avec ses enfants et Byles finit sdf, errant dans les rues de Kingston. Il ne disparaîtra pourtant jamais totalement de la scène musicale mais ne retrouvera jamais ses esprits, restant l’ombre de lui-même. Quoi qu’il en soit « Fade Away » est un classique de la musique jamaïcaine, reprit par de nombreux artistes et dont le riddim est encore utilisé aujourd’hui. « He who seek of only vanity and no love for humanity shall fade away, fade away » Mr Junior Byles.

RANKING JOE – Weakheart Fadeaway aka Weak Heart Fade Away

img - ranking joe - fade away riddimEn 1978, trois ans après la sortie du titre original de Junior Byles, Jospeh Hookim fait appel à Ranking Joe pour enregistrer une version deejay du titre. Formé au sein du fameux King Stur Gav Hi-Fi de U Roy, Ranking Joe deviendra vite l’un des deejays les plus en vue de la Jamaïque. Loin de simplement imiter ses prédécesseurs, il renouvelle le style en accélérant le flow. C’est lui qui ouvre la voie à des deejays comme Papa San ou Beenie Man. Installé aux états unis, il crée son propre label qu’il a appel humblement Ranking Joe records. Toujours actif aujourd’hui, il a enregistré pas moins de 150 single et 20 albums depuis ses débuts. Sa version du « Fade Away » de Junior Byles a été enregistré au début de sa carrière, elle connaîtra un beau succès et donnera même son nom son album qui sortira la même année.

LITTLE JOHN – Fade Away

img - Fade Away riddim - little johnKing Tubby, s’il a été sacré roi du dub à l’unanimité, a aussi sans aucuns doutes été l’un des seigneurs du reggae digital au milieu des années 80. Il a bien sur produit son grand classique « Tempo » avec Anthony Red Rose mais il s’est aussi attaqué à plusieurs riddims classiques. Parmi eux il y a le Fade Away Riddim dont il a tellement simplifié la composition qu’il prendra bientôt un nouveau nom. Sur son remix digital, King Tubby invite Little John à venir poser sa voix. À cette époque la guerre fait rage entre les sound systems de l’île. C’est à qui sera couronné roi du digital. Soit dit en passant c’est Jammy’s qui gagnera le titre avec le « Sleng Teng Riddim » . Mais les autres n’entendent pas se laisser faire. Little John réinterprète donc le « Fade Away » de Junior Byles mais cette fois-ci en version clash… Attention, lyrics de guerre !

SHABBA RANKS – Peanie Peanie

img - Shabba Ranks - Peanie Peanie - Fade Away riddim - digital bEn 1989 le producteur Bobby Digital, ancien bras droit de King Jammy, s’attaque à son tour au « Fade Away Riddim » classique dans une version simplifiée. Plus au goût du jour, plus en phase avec l’ère digitale, la nouvelle ligne de basse avance au double galop, elle va droit à l’essentiel. Plus que mélodique elle est avant tout rythmique, presque percussive. Le deejay qui chevauchera le riddim avec le plus d’habilité c’est Shabba Ranks. Découvert par Josey Walles et King Jammy il explosera deux ans plus tard aux états-unis et dans le monde entier avec son tube « Mr Loverman » . Sur cette version Shabba Ranks pose comme à son habitude un texte dédié à la musique et aux femmes. En Jamaïque « Peanie Walli » c’est une luciole mais il y a fort à parier que Peanie Peanie fasse référence au nom d’une danse. C’est en tout cas ce que suggère le vers « Dem haffi dance Peanie Peanie pon Admiral Bailey ». Toutefois si un expert en en patois jamaïcain passe par ici, les précisions sont bienvenues.

CHAKA DEMUS – Original Kuff

img - Chaka Demus - Original Kuff - Fade Away riddimLa même année que le « Peanie Peanie » de Shabba Ranks, King Jammy réplique avec l’aide d’un de ses deejay phare : Chaka Demus. L’instrumental est joué par le duo Steelie & Cleevy et Chaka Demus y pose son tonitruant « Original Kuff » . En Jamaïque Kuff c’est une onomatopée censée reproduire le bruit d’une claque. Tout un programme. Ce titre, tout comme le « Peanie Peanie » de Shabba Ranks, sera un véritable succès en Jamaïque au point d’occulter des mémoires la version originale. Si bien que ce riddim classique est dorénavant appelé « Peanie Peanie Riddim » ou « Kuff Riddim » et que le lien de parenté avec le « Fade Away Riddim » en est parfois oublié. Il s’agit pourtant du même instrumental dont la composition a été simplifié.

SLEEPY WONDER & JANGO – Fade Away

img - Sleepy Wonder & Jango - Fade Away riddimÀ la fin des années 80 l’immigration Jamaïcaine vers les états-unis est telle que New York possède une scène reggae danehall presque aussi active que celle de Kingston. Il y a des clubs jamaïcains, des disquaires, des labels, tous les ingrédients nécessaire à l’émergence d’une scène musicale riche. Deux des acteurs de cette scène seront Delroy et Flavia Francis. Gérants d’un magasin de disques à Brooklyn, il vont créer leur label Park Heights Records vers 1988. Cette année là un certain Sleepy Wonder, arrivé de Jamaïque quatre ans plus tôt, enregistre avec son ami Jango une reprise du titre de Junior Byles « Fade Away » . Jango y reprend le refrain original et Sleepy Wonder pose les couplets en fast style. Le titre sera un succès et permettra à Sleepy Wonder de partir en tournée. Avec le temps ce titres tombera pourtant petit à petit dans l’oubli, du moins jusqu’à ce que les américains de Dealdly Dragon lui donnent une nouvelle vie en repressant le disque en 2012.

MILLION STYLEZ & JUNIOR BYLES – Fade Away

img - Junior Byles & Million Styles - Fade away riddim 2006On termine notre tour d’horizon du « Fade Away Riddim » avec une version de 2006. Je vous rappel que l’originale date de 1975 autrement dit ça fait 31 ans que ce riddim est recyclé. Il a donné naissance à des centaines de titres. Le dernier que je vous présente rend hommage à l’orignal puisqu’il utilise un sample de la voix de Junior Byles pour le refrain. C’est le jeune suédois Million Stylez qui prend les couplets et signe un des plus gros hit de 2006. Il faut dire que ce n’était pas son coup d’essai. Son premier single vinyle il l’avait sorti en 2001 sur le label de ses compatriotes du Kongo Bongo Crew. Ce sont également eux qui, la même année, ont produits son plus gros succès « Miss Fatty » .

Le titre bonus : « Les Riches » des Raggasonic a également été enregistré sur une version du « Fade Away Riddim » .

Big up !
Buster B.

Promised Land Riddim – ROTW #0002

Pour ce second épisode de Riddim Of The Week je vous propose d’explorer le Promised Land riddim (aka Love Fire riddim). De l’original à nos jours, petit tour d’horizon de quelques unes des meilleurs versions de ce riddim classique !

La mise en ligne de podcast est impossible pour cette émission à cause des lois liés à la protection du droit d’auteur. Cet article est donc une retranscription de l’émission quotidienne Riddim Of The Week.

ASWAD – Love Fire

Photo - Promised land riddim [Aswad - Love Fire]Si c’est le titre de Dennis Brown qui donnera son nom au riddim la version originale est celle d’Aswad. Aswad c’est l’un des groupes de reggae anglais les plus importants de l’histoire. Actifs depuis le milieu des années 70 ils ont enregistrés 26 albums entre 1976 et 2009. Le titre qui nous intéresse aujourd’hui date de 1981, il est extrait de leur 3 ème opus « New Chapter » . Ce titre c’est « Love Fire » . Il marquera l’histoire en étant le premier riddim crée par un groupe anglais qui sera repris des dizaines de fois en Jamaïque. Et ce n’est pas tellement étonnant tant le riddim qu’ils ont créés pour leur hymne à l’amour est moderne et reconnaissables entre mille avec son son de basse si caractéristique et sa ligne de cuivres.

DENNIS BROWN – Promised Land

Image - Promised Land riddim - Dennis BrownEn 1983 ce sont les membres de Aswad qui proposent à Dennis Brown de réutiliser le riddim de leur titre « Love Fire » . Dennis Brown écrit alors « Promise Land » . C’est aujourd’hui devenue l’une des chansons les plus populaire de ce chanteur prodige qui a fait ses débuts sur scène à seulement neuf ans. Avec « Promised Land » sorti sur le label Simba en 1983 , celui qu’on surnomme encore le prince du reggae fera connaitre le riddim d’Aswad en Jamaïque. Côté texte Dennis Brown délivre un message d’inspiration biblique, exploitant l’un des thèmes de prédilection des rastas : le retour en Afrique et plus précisément sur la terre promise d’Éthiopie… The Promised Land !

GARNETT SILK – Keep Them Talking

Image - Garnett silk album it's growingGarnett Silk c’est un chanteur mythique de l’histoire de la musique jamaïcaine. Lorsqu’il fait ses débuts en 1990 l’heure est au dancehall et au slackness, c’est à dire aux titres ouvertement sexuels. Presque à lui seul Garnett Silk remet le roots et les textes conscients au goût du jour. Il décède malheureusement 4 ans plus tard dans l’incendie de sa maison en tentant de sauver sa mère. Issu de son premier album « It’s Growing » le titre que je vous propose de découvrir aujourd’hui résume presque à lui seule la ligne directrice de Garnett Silk. À l’origine uniquement disponible sur l’album, « Keep The Talking » a bénéficié d’un pressage en single vinyle au début des années 2000. En 2014 le Promised Land riddim a été remit au goût du jour et le jeune Masicka s’est offert un featuring posthume avec Garnett Silk.

TONY REBEL – Real Rough

Image - Xterminator records - Promised Land riddimFatis Burrel avec son label Xterminator (à l’origine Exterminator) est l’un des producteurs les plus influents des années 90. C’est après avoir créé les labels Kings & Lions en 1984 et Vena en 1986 qu’il lance le désormais mythique Exterminator records. Excellent manager, il s’occupera tour à tour des carrières de Capleton, Sizzla, Luciano et plus tard de celles de Turbulence et Chezidek. En 1994 l’arrangeur musical du label n’est autre que le saxophoniste Dean Fraser. C’est cette année là que Fatis Burrell remet au goût du jour le « Promised Land Riddim » avec une série de singles regroupant Gregory Isaacs, Glen Ricks, Tanya Stephens, Tiger, Luciano. Tony Rebel, chanteurs aux textes engagés connu entre autre pour ses collaborations fructueuses avec Donovan Germain et pour avoir crée le célèbre festival Jamaïcain Rebel Salute, est également de la partie.

GENERAL LEVY – Time Dread

Image - General Levy - Promised Land RiddimEn 2004 c’est le producteur français Sergio qui s’attaque à ce riddim classique. Ils fait appel aux musiciens du Basque Dub Foundation pour rejouer le riddim et à Dub Student pour le mixer. Au final ce sont pas moins de neuf singles vinyles basés sur le « Promised Land Riddim » qui sortent sur le label Heartical. On y retrouve Admiral Tibbet, Rootsmala, Michael Rose, Johnny Osbourne, Sugar Minott, Uman, Pinchers, Al Campbell, Luciano, Chronicle mais celui qui remporte la palme c’est le deejay anglais General Levy qui signe un titre à l’énergie dévastatrice : « Time Dread » .

NAS & DAMIAN MARLEY – Land Of Promise

Image - Nas & Damian Marley - Promised Land riddimL’évènement reggae hip-hop de 2010 c’était sans aucun doute la sortie de l’album commun de Nas et Damian Marley « Distant Relatives » . Il faut dire que le meilleur des fils Marley associé à l’un des piliers du rap US ça ne passe pas inaperçu. Sur cet album eux aussi jouent le jeu de la reprises des riddims classique, notamment avec « Land Of Promise » , un featuring postume avec Dennis Brown dont ils gardent le refrain original. L’instrumental est regonflé mais au final presque identique à la versionde 1983. Sur ce titre, Nas et Damian Marley imaginent un monde ou l’Afrique aurait la place de l’Amérique. « Imagine Ghana like California with Sunset Boulevard, Johannesburg would be Miami […] »

SISTA QUANNA – Summer Of Dub

Image - Promised Land Riddim by Dirty DubstersÀ Dublin les deux producteurs Jay Sharpe & Bazza Ranks sont aux manettes de Dirty Dubsters. Leur truc c’est ce qu’on pourrait appeller le reggae contemporain : du reggae en mode jungle, drum & bass, digital ou dubstep, pourvu qu’il y ai de la basse, beaucoup de basse. En 2013 eux aussi décident de s’attaquer au « Promised Land Riddim » . Dans toute l’europe la mode est alors au dub stepper c’est donc logiquement dans ce style qu’ils revisitent le revisitent. Au programme : grosse basse et kick sur tous les temps pour une production 100% digitale. Ils convient ensuite sur le riddim le Québecquois Clinton Sly, l’anglo-jamaïcain Blackout JA et la jamaïcaine Sista Quanna. Son titre « Summer Of Dub » , en adéquation totale avec son époque, est un hommage à ce renouveau de la scène dub stepper.
Heureusement ils font mieux la musique que le graphisme…

Big up !
Buster B.

Boops riddim – ROTW #0001

Pour ce premier épisode de Riddim Of The Week je vous propose d’explorer le Boops riddim. De l’original à nos jours, petit tour d’horizon de quelques unes des meilleurs versions de ce riddim classique !

THE ETHIOPIANS – Train To Skaville

The Ethiopians - train to skaville - boops riddimLa première version de ce riddim c’est celle de The Ethiopians, « Train To Skaville » sortie en 1967. Leonard Dillon, le leader du groupe, était alors ouvrier du bâtiment. C’est le propriétaire d’un chantier sur lequel il travaillait qui a décidé de lui payer une session de studio en l’entendant chanter. Albert Griffiths, futur leader des Gladiators était lui aussi sur le chantier et s’est donc lui aussi vu offrir une session. Le tout est sorti sur le label WIRL avec en face A le titre des Ethiopians et en face B « Your Are The Girl » de Albert Griffiths (crédité à Al & The Etiopians).

MARCIA GRIFFITHS – Feel Like Jumping

Marci Griffths - Feel Like Jumping - Boops riddimC’est la seconde version (ou la troisième, difficile à dire) de ce « Boops Riddim » , elle est sorti en 1968 sur le mythique label Studio One. Il s’agit aussi aussi du premier succès solo de Marcia Griffiths, alors membre des I-Threes avec Judy Mowatt et Rita Marley. Le paroles ont été écrites par son conjoint de l’époque, nul autre que Bob Andy. Un classique !

TOOTS & THE MAYTALS – 54 46 Was My Number

toots 54 46 was my number boops riddimEn parlant de classique, qui ne connait pas cette chanson dans laquelle Toots Hibbert chante ses déboires avec la police. Si la version la plus connue est celle sortie en 1969 sur le label Berverley’s, une autre version presque identique et presque oubliée a été sortie un an avant par le producteur Coxonne Dodd sous le titre « 54 46 That’s My Number » . Ce titre, et donc le boops riddim, a servi de base à de nombreux hit. Il a notamment été repri par les anglais d’Aswad en 1983, par le groupe de punk californien Sublime en 1992 et sa ligne de basse a servi de base au titre « Street Tuff » de Rebel Mc et Double Trouble en 1989. La version de Toots Hibbert étant de loin celle qui a connue le plus de succès sur cette rythmique, il est logique que le « Boops Riddim » soit parfois appelé « 54-46 riddim ».

En bonus une vidéo live d’un enregistrement de « 54-46 » qui montre bien la folie et l’énergie développé par Toots Hibbert.

SUPER CAT – Boops

super cat boops - boops riddimC’est le deejay Super Cat qui, en 1986, enregistre le morceau qui donnera dorénavant son nom au « Boops Riddim » . À ce moment là il a déjà un solide bagage car même si son premier enregistrement ne date que de 1981 (« Mr Walker » pour Winston Riley), il a sorti plusieurs singles parmi lesquels l’inusable « Under Pressure » sur le label de George Phang, Power House. Il est aussi le deejay N°1 du légendaire Killamanjaro sound system. Côté son, en 86 les boîtes à rythmes et autre synthétiseurs numériques sont passés par là, c’est donc sur une version digitalisée et survitaminée qu’il enregistre son classique « Boops » . Côté texte, en patois jamaïcain un « Boops » c’est un mac, un proxénète…

ADMIRAL BAILEY & CHAKA DEMUS – One Scotch

Admiral Bailey & Chaka Demus - One Scotch - Boops riddimEn 1986 King Jammy associe deux deejays réputés de la Jamaïque : Admiral Bailey et Chaka Demus. Ensemble il reprennent le refrain enregistré en 1953 par Amos Milburn pour son blues « One Scotch, One Bourbon, One Beer » . Un morceau qui sera largement popularisé par la reprise de John Lee Hooker en 1966 puis par celle de George Thorogood en 1977. En Jamaïque, Prince Jazzbo sort également une reprise de ce morceau en 1973 mais sous le nom « The Meaning of one » . Si le titre original raconte l’histoire d’un homme qui supplie le barman de lui servir un verre de plus pour oublier son ex, Admiral Bailey et Chaka Demmus ne gardent que le refrain et aggrémentent les couplets d’un texte en patoi jamaïcain sans véritable fil conducteur pour en faire un dancehall anthem. Avec « One Scotch » ils signent un hit de plus sur ce « Boops Riddim » créé par les Ethiopians.

CHINO – Phone Gyallis

chino - phone gallis - boops riddimC’est la version la plus récente du « Boops Riddim« , elle est sortie en 2010 sur le label Juke Boxx. Un label dirigé par Shane Brown, le fils d’un des ingénieurs du son les plus importants de la jamaïque : Errol Brown. Si l’on doit à Shane de nombreuses productions de qualité, il s’est aussi plusieurs fois attelé au jeu de la reprise d’un riddim classique (avec le « Stalag Riddim » par exemple). Sur cette réinterprétation du « Boops Riddim » il reste très proche de la version utilisée par Super Cat et invite une bonne flopée d’artistes : Assassin, Busy Signal, Elephant Man, Taurrus Riley et Romain Virgo. Moi c’est le titre de Chino, le fils de Freddie Mc Gregror, que j’ai choisis de vous faire découvrir.

DEEWAÏ – Nice To Be Important

boops riddim - 54-46 riddim - lord lyta - deewaiEt on finit cette sélection sur le « Boops Riddim » avec un frenchie, Deewaï. C’est le producteur Belge Lord Lyta, qui a eu l’idée de réutiliser la version de Toots & The Maytals pour sortir une série en téléchargement gratuit avec son label Flash It Up Music. En 2014 il a donc mit en ligne le premier volume réunissant déjà 12 chanteurs puis en février 2015 le second volume. C’est sur celui-ci qu’on retrouve l’excellent morceau du nantais Deewaï.

Cet article est une adaptation du premier épisode de l’émission « Riddim Of The Week » que je vous propose cinq fois pas jour sur Radio Culture Outre Mer à Marseille et dans ses environs.

Big up.
Buster B

RIDDIM OF THE WEEK ::::::::::: Une nouvelle émission !

À partir du lundi 4 avril 2016 découvrez la nouvelle émission radio de Buster B : « RIDDIM OF THE WEEK »

Le Principe de l’émission :

Chaque semaine est consacrée à un riddim classique (Real Rock, Sleng Teng etc…) et chaque jour de la semaine Buster B vous propose de découvrir un titre sur le riddim en question, retraçant ainsi son évolutuion au fil du temps.

Les titres joués sont rapidement introduits en parole, l’émission dure environ 5 minutes.

Les radios partenaires :

L’émission sera pour le moment uniquement diffusée sur Radio Culture Outre Mer à Marseille sur le 97.6 FM et partout dans le monde sur le site web de la radio. Tous les jours à 8h 11h 15h 18h et 22h​.

D’autres radios vont bientôt la rejoindre, n’hésitez pas à prendre contact si vous souhaitez diffuser l’émission.

Logo - Radio Culture Outre Mer

À très vite pour le premier épisode de RIDDIM OF THE WEEK !